Un alliance pour l'éternité

Rien n'est plus délicieux que le frisson de plaisir qui nous parcourt l'échine quand on regarde voler quelque chose de beau...

Pour le pilote de modèles volants le délice est plus fort encore, nous le savons. Cependant les effets secondaires sont importants... Si les genoux des guiboles sont agités de tremblements il vaut mieux arrêter l'expérience, la liaison devient dangereuse, le crash n'est pas loin...

Tiraillé entre l'abstinence émotionelle et la vibration qui agite ses rotules son choix est vite fait, la rosée du matin n'arrête pas le pèlerin qui met ses doigts dans l'engrennage des sensations fortes et son destin est scellé, il sera puni de vol pour l'éternité...

A condition de savoir piloter...

C'est Jacques Vitiello qui m'a enseigné (difficilement...) les rudiments de l'art du pilotage. Un éternel merci est associé à ce cadeau.

Mon premier aéronef tiré d'une boite de construction, était jaune naturellement... et classique, 1,5m, 4cm3, tricycle, deux axes.

Sa première tentative de vol a été récompensée par une gamelle, ensuite Jacques est arrivé et là, malgré les trous de ma caboche, tout s'est bien passé...

Alléluia.

Au cours de cette initiation nous volions dans les champs, longtemps nous avons trouvé la félicité dans cette disposition: Le bonheur est dans le pré, c'est bien connu...

Si vous êtes toujours là, c'est que l'évocation de la vie à la campagne ne vous fait pas peur, alors rien que pour vous, trois époques seront évoquées avec leurs modèles associés: Le champ, le lac, le club.

Champ de douleur

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Malgré la franche camaraderie bien connue entre modélistes, la vie des champs n'était pas toujours rose. Par exemple ci-dessous, à la suite d'un arrimage involontaire entre Baron la sentence fut rude : Double salto et boucle piquée assortis d'une interdiction de séjour d'une semaine.

The winner is....

En ce temps là, très en avance pour l'époque, André faisait des crash-tests...

Parfois très élaborés...

Que l'esprit de groupe...

Soutenait dans son action avec énormément de talent,

Beaucoup d'imagination,

Et une grande ferveur religieuse...

Monsieur le Baron

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Le Baron, né en 1971, est une excellente idée de Christian Chauzit.

Un succès extraordinaire, tout le monde a eu un Baron.

Diffusé en boite de construction "made in France" and "easy to fly"...

Deux victoires sur les Allemands à l'actif de mon Baron Vert d'après les inscriptions... L'hélice du Baron Rouge tournait à droite, tiens donc!

Le Baron vert avec son moteur de 7,5cm3 était surpuissant, c'est pour cela qu'il avait des ficelles partout. Pour dater les évènements rien de plus facile, il suffit d'observer ou non la présence de barbe sur l'individu. Sans, c'est avant, avec, c'est après, OK? Progressivement la gueule va vieillir, le sourire va devenir moins profond et les misères de la vie vont s'installer...

Tiens, justement, sur cette photo, Robert ne ramènerait-il pas le Baron vert ? Alors c'est comme ça qu'il a dû terminer sa carrière... mea culpa...

Depuis ce temps, Robert a rejoint le paradis des modélistes, que la paix soit avec lui.

Maintenant en cette fin 2007 et depuis longtemps, le Baron est largement passé de mode, il ne suffit plus à nos exigences "modernes", trop simple, pas performant, pas voltige ou si peu, même pas "3D".... Je me demande si je ne suis pas encore le seul à en posséder un sur cette terre. Le mien date de 1988, il a été construit par Pierre Rogé dans les règles de l'art et il vole toujours. En réalité, j'ose à peine l'avouer, c'est le seul modèle qui arrive encore à me supporter, tous les autres sont, par ma faute, plus ou moins hors d'usage et je me retouve donc en phase d'aéromodéliste mono-modèle après 30 ans de construction non-stop, c'est étonnant non? Voici cet antique Baron photographié en vol par René le 18 Juillet 2004 à 15 Heure 56 minutes et 18 secondes avec la photo d'époque du pilote...

En 2015, électrifié et débarrassé de sa couche d'huile depuis quelques années, il volait toujours...

Et c'est le 6 du mois d'août 2015 qu'il a fait son dernier vol sans aucun problème.

 

La caméra grand angle déforme l'image, mais on se passe de mise au point.

https://www.youtube.com/watch?v=7z28r_BcKsU&feature=youtu.be

Merci Christian Chauzit, merci Pierre Rogé.

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http://lebarondechristianchauzit.blogspot.fr/

https://www.youtube.com/watch?v=tv0PgxDzhNo

Le champ des sirènes...

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Notre champ avait été soigneusement aménagé par nous-même. Rapidement construite en raison de la présence de nombreux engins de chantier, on peut admirer ci-dessous les travaux de réfection de la piste.

Les Barons d'André et de Joël

Joël a disparu le 10 septembre 2015. Que son âme repose en paix.

Le Ferber de Joël était aussi une création de Christian Chauzit. J'avais fais le premier vol de l'avion alors qu'il avait "oublié" les haubans au dessus de l'aile comme on peut le voir sur les photos et cela fut un expérience inoubliable: L'aile dotée d'ailerons n'avait alors aucune rigidité sans son haubannage et au premier virage l'avion est partit franchement dans l'autre sens... consternation... l'aileron fonctionnait comme un fletner c'est à dire à l'envers! Après une belle frayeur, j'avais ramené l'avion intact, sans doute à la dérive (l'avion pas moi...).

De bric et de broc

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Une seule tendance : Voler pour le meilleur et pour le pire, voici les deux.

Les autogires

Mon seul souvenir c'est celui que je tenais dans la main, décliné en deux versions : Rotors engrenants et rotors latéraux. On peut voir dans le film super 8 du chapitre "Préhistoire" (à 4mn 50), un vol de cet appareil en version "engrenante", cela fonctionnait à peut près, l'autre version aussi. Par contre l'engin ne supportait absolument pas le moindre brin de vent: Vent de face tout se passait bien, mais un virage vent arrière ralentissait fortement les rotors et le pilotage à la dérive n'arrivait pas à redresser la machine par manque d'effet dièdre et c'était le crash automatique. Je n'ai aucune idée du sort de mes deux autres modèles, peu glorieux certainement...

Les rotors engrenants sont placés sur des axes divergeants d'une vingtaine de degrés synchronisés par deux pignons coniques, ainsi les pales ne se touchent pas. Cela fait penser au batteur à oeufs... Des hélicoptères Allemands et Soviétiques ont eu cette disposition de pales.

Le même appareil avec deux rotors latéraux, ça volait...

Les autogires ne fonctionnent bien (même en mono rotor), qu'avec des commandes d'inclinaison de l'axe rotor, on peut en voir différents exemples sur internet.

https://jeancousin4923.wordpress.com/

Les hélicoptères

Juste un coup d'oeil sur mes périgrinations hélicoptéristes, ce sera vite fait : Deux modèles achetés, quelques bavures fabriquées....

L'Alouette achetée en 79, s'est longuement sustentée en stationnaire pendants des mois et puis un jour elle a fait un seul vol en translation dans la panique la plus complète. L'expérience s'est terminée sans casse mais il faut savoir apprécier ses limites, je n'ai pas les nerfs assez solides (de moins en moins d'ailleurs...) pour piloter des trucs pareils. En plus le système était à pas fixe et profil asymétrique sans gyroscope naturellement. Au départ devant mon impossibilité a effectuer le moindre soupçon de stationnaire, j'avais imaginé et fabriqué un manche à trois voies, système que j'ai d'ailleurs conservé depuis avec toute satisfaction. (jusqu'en 2010...)

Le manche de droite mobile en rotation permettant un controle infiniment plus facile et plus instinctif du lacet.

Merci l'Alouette de m'avoir fait ce cadeau....

Maintenant il parait qu'avec un ordinateur dans les mains, un deuxième dans la machine et un troisième dans la tête, on peut faire par la seule force de sa volonté des choses étonnantes et même incroyables, comme le fait par exemple Alan Szabo. (Faites une recherche par vous même cela m'évitera de vous orienter vers des sites étranges...)

Ensuite, d'autres délires rotoriques, attention:

En bas au centre c'était un hélicoptère à rotors coaxiaux. Alors qu'en 2007 les birotors coaxiaux électriques fonctionnent parfaitement, même en taille microscopique, celui-ci n'avait donné aucun résultat. Il aurait fallu être spécialiste de la question pour maitriser les réglages à condition que la conception soit correcte.

Sur la photo de gauche l'entrainement du rotor se faisait par... une hélice, le moteur tournait aussi.... Aucun souvenir des essais forcément nuls... A droite c'était aussi pire... deux moteurs (on voit les hélices) étaient sensés entrainer le rotor...

Derrière, c'était un projet à rotors engrenants, jamais terminé. Certaines de ces formules avaient été essayées en grandeur dans les années 30, sans beaucoup de résultats non plus d'ailleurs !

En ce temps là, je n'étais pas le seul à "fumer" des trucs bizarre... André avait construit deux (!) hélicos à courroies issus de plans MRA dont il n'a réussi à tirer que des vibrations incohérentes...

Dans la foulée, son Saab Viggen n'eut guère plus de succès, avec son profil plan-convexe (!), il ne volait pas du tout... Simplement son "bec" raccourcissait à chaque essai.... La séance fut vite terminée...

Envies de Cox...

Issu d'une boite de construction, mon Chipmunk moteur Cox 0,8cm3 volait bien, sauf que pour le poser, il fallait attendre que le réservoir soit vide. Avec ce genre d'aéronef, si les réglages n'étaient pas bon du premier coup on était sûr de se casser la gueule. Cela avait failli arriver avec le modèle suivant, logé dans l'aile du.... Chipmunk... tiens... tiens. Bref, au premier essai, le centrage était légèrement arrière, oh pas beaucoup, juste assez pour trouver les 5mn de vol très longues, extrêmement longues....   

La barbe avait poussé entre les deux modèles, ça donne un sacré coup de vieux mais c'est drôlement pratique !

Dopé au nitro...  

Cette "maquette" était inspirée des plans de l'hydravion Bernard de Jean-claude Requet, décoration fantaisiste. C'était mon premier avion en roofmat, construction en deux coques taillées et poncées, recouvert de tissu de verre, moteur 0,8cm3. Ce modèle existe toujours pendu dans l'atelier, je peux le voir tous les jours à coté de ce petit Piper.

Envergure 60cm, moteur 0,3 cm3. Il volait avec une radio monocanal, récepteur à super-réaction dans la bande 144Mhz.

Six grammes de récepteur, huit de batterie, un premier pas important vers le 2,4 Ghz...

L'immortel

Une étonnante aventure de conservation de modèle.

L'avion ci-dessous était une fabrication d'André : Deux feuilles de contreplaqué roulé pour faire le fuselage avec collage au milieu. Comme il ne voulait pas le piloter, il me l'avait cédé pour le franc symbolique. L'avion eu deux états, terrestre et hydro dans les années 80, 83 et puis il disparu, je l'avais donné à quelqu'un.

Vingt ans plus tard ou presque en 2000 ou 2001, quelle ne fut pas ma surprise de le retrouver sur le terrain de Gerzat aux mains d'un inconnu. Le vol s'était mal terminé avant que j'arrive, mais la photo témoigne que c'était bien le même avion malgré quelques différences, on remarquera par exemple le diable sur la dérive qui signe l'identification, et puis la cassure caractéristique due au mode de construction.

Ainsi, au fil des ans, les modèles circulent, voyagent et comme les nains de jardin d'Amélie Poulain, ils ont une vie indépendante ! Cette expérience tend à le prouver...

Le modèle dans sa première vie et à la fin de sa seconde? Pas sûr, il a l'air de s'accrocher celui-là....

Potez 60

Le Potez 60 vit le jour en 1934, c'était un avion d'entrainement doté d'un moteur Potez-Anzani 3B, 3 cylindres en étoile de 60/70 CV.

Cette petite maquette que nous fiment en deux exemplaires André et moi, (c'était la loi des séries...) faisait environ un mètre d'envergure, elle était propulsée par un moteur de 1,6cm3.

En fait, elle fut ma première "vraie" maquette bien que sa décoration soit fantaisiste. L'avion volait bien après un lancé main (nous étions dans les champs...) et de toute façon le décollage du sol était impossible car il n'y avait pas de commande de direction...

Mon exemplaire (fuselage bleu) avait été photographié par Jacques dans son studio photo, cela se voit par la douceur des ombres. J'ai donné ce Potez. Pourquoi? A qui? Qu'est-il devenu? Mystère...

Stampe

Ce modèle était issu d'une boite, envergure 2m, moteur 30cm3 essence (Evra). Sa carrière fut brève, un décollage suivit d'un crash et pourtant c'était un bon pilote qui l'avait pris en main. La cause ? Des interférences de l'allumage sur le récepteur 72Mhz AM. De quoi vous dégouter du 72 de l'essence et de l'AM... ce fut le cas.

J'ai vendu le Stampe après réparation, aux dernières nouvelles il était toujours pendu quelque part... En plus je n'avais pas aimé construire d'après un kit.... Orgueil démesuré ? Non, je n'aime pas c'est tout...

De toute façon il était trop gros pour moi, je n'étais pas encore mûr pour les grands modèles...

Le Farman de Joël

Encore un avion des champs, encore un petit avion (c'était la mode des 1/2 A, qu'est ce que cela voulais dire ?), la formule avait de gros avantages, transport facile, construction rapide et peu couteuse, consommation de carburant extrèmement faible.

Pourtant les inconvéniants sont importants, car avec ça, comme avec le Potez, on a l'impression de n'avoir rien fait, c'est le genre de truc qui ne laisse aucune trace dans les mémoires.

Je crois que c'est la difficulté et la complexité qui nous poussent en avant... Avance chien, sinon tu vas crever d'ennui... Alors on avance pour mourir moins vite... Plus loin en tout cas...

Bien que ce modèle 231 de la maison Farman construit à quelques exemplaires obtint quelques records de distances en 1931, il n'a laissé, même en grandeur, aucun souvenir dans l'histoire...

Motodelta

Ce modèle réalisé en grandeur par Jean Marc Geiser (plan américain), était un des premier ULM. Doté d'une aile Rogallo il se pilotait en pendulaire pour la profondeur et avec un volet de direction pour... la direction.

C'est comme cela que la "maquette" volait, fort bien d'ailleurs, auto-stabilité remarquable, modèle impossible à casser.

Un jour après avoir amorcé une boucle avec beaucoup de difficultés, un processus irréversible de rotation sur l'axe longitudinal s'est poursuivit jusqu'au sol ou l'appareil s'est posé sur ses roues.... Comme le moteur n'avait pas calé, j'ai pu redécoller comme si de rien n'était... Fantastique non?

Dans l'état actuel avec sa poussière, il est encore plus beau, tout le charme du vétéran aux tempes argentées.... Comme son papa...

Deux ailes construites, la seconde plus grande avec des lattes. Fuselage roofmat, deuxième modèle avec cette technologie après le petit Bernard, c'était parti... Et pour faire connaître au monde ébahit tous les bienfaits de ce procédé magique, je publiais dans MRA (décembre 84) mon premier article de modélisme... L'attrait de la cour des grands...

          Et puis qui c'est qui a dit que je n'étais pas sportif alors que je sais très bien attraper les avions en vol ?

Auto-pilote...

Le petit bonhomme mécanisé par André pilotait avec l'émetteur sur lequel il était assis ! Sacré Dédé !

Du côté des grenouilles

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La plage de sable fin s'étend à perte de vue sur des kilomètres, une brise légère fait doucement clapoter les eaux bleues en agitant lascivement les feuilles de cocotiers. Soudain, bruit de moteur, venu du ciel l'hydravion grossit, grossit, enfle démesurement et dans un bruit d'enfer il éclate... Les grenouilles s'envolent, le jour s'éteint, la plage disparait... Comment rejoindre mon rêve encore et encore, flotter, ne plus penser, retrouver les grenouilles au paradis des oiseaux-mouche et des papillons...

Le Baron des eaux

Simple Baron deux axes, un peu plus grand que l'original, moteur 7,5cm3, flotteurs en polystyrène, on peux le voir voler dans le film super 8 de la page préhistoire.

Avec cet hydravion jaune, mono-flotteur, fuselage construit par André (comme "l'immortel"...), en contreplaqué roulé, j'ai péniblement effectué mon premier vol dos. Une fois en vol dos à deux mètres au dessus des arbres (des cocotiers...) qui bordaient le lac, je me disais: pousser, pousser, rester à plat, revenir aux ailerons, eux ils n'ont pas changé de sens ... ce jour là tout s'est bien passé.

Nos hydros à coque

Mon GeeBee, construit entièrement en roofmat et tissu de verre. Moteur 40. Avec son bras de levier court, il était "délicat".      

Merci les grenouilles.

En piste

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Un jour ou l'autre il a bien fallu se résoudre à rejoindre un club, sa piste nous attirait comme un aimant, mais hélas, coincés entre les barrières, les réglements et notre incompréhension de la nature humaine, nous perdîmes notre statut d'électrons libres.

Le terrain de Gerzat dans les années 80.

Après l'an 2000 les infrastructures ont été modernisées.

Jacques Chateau, formidable constructeur, a quitté ce monde en novembre 2016.

Marcel Ollier et sa bonne humeur nous ont quitté le 17 octobre 2009

Que notre ami repose en paix

A gauche, Christian, Concorde sous le bras, se défend contre quelque chose... A droite René et son premier modèle.

Ci-dessous mon Caudron "genre" Rafale, moteur 1,6 cm3. A gauche, en blanc avant que l'antenne ne se coupe en vol.... Multicolore après réparation. Malgré sa petite taille il décollait facilement de la piste en dur. Technologie "roofmat"...

Depuis un quart de siècle, il est accroché au plafond de l'atelier comme une chauve-souris

 

Convertit au roofmat (...), André avait sortit ce magnifique petit Comet. Difficile à mettre au point, il ne vola jamais.

Avec Joël, nous avions fait deux "Mirages" identiques, fuselage fibre acheté, aile roofmat, moteur 6,5cm3 en propulsif. Pourtant très rapides ces appareils sont encore intacts et pour longtemps.... A droite, c'était à Coltine (Aéroclub de Saint-Flour), ce jour là mon mirage avait descendu un F16 et mis le feu à la garrigue avec des fusées... Les enquêtes sont en cours...

Petit Mirage Cox 0,8cm3 en polystyrène brut (déjà !), ULM deux axes en roofmat, moteur propulsif.

Environné par son bruit désagréable, le mirage volait parfaitement. L'ULM n'avait que peu d'intérêt.

Mon "Tiger", construit par Jean-Louis. Moteur 10Cm3, voltigeur endiablé.... même pas cassé. Inbibé d'huile, il est en retraite...

Le voici en vol sur une image délavée, avec des traces d'eau et de punaise...

P 38

Le "Lightning" construit à près de 10 000 exemplaires entre 40 et 45 volait à plus de 600 Km/h. Un bel exemple de la puissance ascendante du complexe militaro-industriel Américain et un bel exemple de machine à tuer, d'ailleurs elle a tué St Aix...

C'était mon second bimoteur, avant, j'avais fait un petit Catalina complètement raté. Entièrement construit en roofmat recouvert d'epoxy et de soie, il avait assez belle allure malgré des tricheries évidentes (dièdre et surface alaire). Objet d'un article dans MRA ou j'expliquais tout le bonheur que procurait ce type de construction....

Vendu à un ami, il fit une carrière assez longue dans le midi avant de s'éparpiller sur les cailloux après une approche trop courte.

La machine, l'homme et Nelly.

La suite logique c'est le Savoia S65 à coté de la pince, mais vous faites comme vous voulez...

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Dernière mise à jour : Août 2015

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