L'égarement Français est irréfutable...

... à l'instar de celui des Shadoks

C'est la hantise du cornichon...?

Premier exemple : L'hélicostat Œhmichen, 1930, 1935... 1939

Voilà donc créé l'engin aérien idéal qui n'est que le début d'une aviation nouvelle.... Elle montre en effet, la solution définitive du problème de la stabilité qui s'applique à tout appareil volant et marque l'aube d'une aviation nouvelle.

Nous devons être fiers que cette conception soit née en France, et grâce au génie tenace et plein de foi de l'ingénieur bien français : Etienne Œhmichen.

La Nature 1935

Là sera, bientôt, la véritable solution du vol de tourisme tranquille, rapide, sportif et sûr. Nous aurons la fantaisie des oiseaux et comme eux, nous frôlerons les arbres, nous franchirons les vallons, nous monterons à flanc de montagnes et nous nous poserons, avec toute la douceur que ce mot comporte, dans un pré, sur un mont, entre les arbres, maîtres des plaisirs de la terre et du ciel.

La Science et la Vie 1933

Les armées aériennes de terre et de mer feront de cet engin nouveau ce que vous pensez bien qu'elles doivent faire.

Des hélicostats de combat...

Toutes les promesses faites par Œhmichen ont été tenues.

Celle‑ci est maintenant facile et je m'engage avec lui au succès.

La Science et la Vie 1935

Quatre vingts ans plus tard, on sait ce qu'il advint de cette "aviation nouvelle"...

 

Deuxième exemple : Riout R.102T Alerion, 1937

Pendant que nos cousins germains paufinaient leurs panzers, stukas et autres messerchmitts, les plus hautes autorités Françaises finançaient quoi?

Un redoutable ornithoptère de combat...

On croit rêver.

Modèle du Riout R.102T Alerion (France - 1937)

http://www.freewebs.com/aeroscale/sternweirdstuff.htm

On notera que cet "Alérion" est le deuxième du nom, après l'échec de l'hélicoptère "Alérion" de Damblanc-Lacoin en 1920.

J'en avais photographié la carcasse vidée en grande partie de sa substance mécanique en 2006 dans la réserve du Musée d'Angers.

Constuction.

Finition.

Quelques instants avant la destruction....

L'objet a été rendu présentable au Musée d'Angers grâce à une belle restauration partielle.

Une autre vue est visible ici : http://www.avionslegendaires.net/reportage/musee-regional-de-lair-angers/

http://xplanes.tumblr.com/post/12046746258/the-the-riout-102t-alerion-1937-via

http://forum.aviation-ancienne.fr/t5060p419-quizz-avions-4

Construction terminée en 1937. Envergure 8 m et longueur 6,40 m pour un poids au décollage de 630 kg.

Qui dit mieux ? Personne ?... on continue.

 

Troisième exemple : 2012, le retour de... l'hydrogène

Voliris travaille au renouveau du dirigeable

http://www.usinenouvelle.com/article/voliris-travaille-au-renouveau-du-dirigeable.N174622

15 mai 2012

Des containers transportés par dirigeable. Saugrenu ? Pas tant que ça. C'est le pari d'Alain Bernard et de Voliris. La société, créée en 2001 par cet ex-ingénieur de l'industrie de l'armement  passionné, mise sur une nouvelle génération de dirigeables.

Son Voliris 900, sorti en 2003, a prouvé son efficacité. La société veut désormais développer progressivement l'utilisation d'hydrogène comme alternative au kérosène. "C'est la première brique technologique d'un projet lourd qui nécessitera de lever plusieurs centaines de millions d'euros", explique Alain Bernard (qui) a déjà investi une dizaine de millions d'euros dans le projet.

La première étape consiste à développer un dirigeable qui fonctionne à l'hélium et avec une motorisation diesel, avant de passer à l'hydrogène, qui sert à la fois de gaz porteur et de carburant. Voliris, qui a déjà réalisé un tour de France en dirigeable en 2007, participe depuis 2009 à un projet DG2V (pour dirigeable à grande vitesse et géométrie variable) par le pôle de compétitivité Pégase, soutenu par les pôles Astech, Aerospace Valley et Avia.

Le nouveau dirigeable, le Voliris 901, qui devrait effectuer prochainement un vol d'essai inaugural, dispose d'une aile trilobée dont le volume est variable en fonction des caractéristiques du vol (et notamment de la charge), ce qui peut permettre de réduire sa résistance à l'air, et accélérer sa vitesse, pour aller jusqu'à 150 km/h contre 80 à 100 km/h pour les dirigeables classiques.

Implantée sur l'aérodrome de Moulins (Allier), la société y a développé une plate-forme-test. Elle mise désormais sur la logistique, et notamment le transport de containers dans des milieux difficiles : désert, environnement minier. Selon Alain Bernard, il faudra encore une dizaine d'années pour développer une prestation de ce type avec un dirigeable automatisé.

Les images du prototype sont superbes, à la tombée de la nuit... Pas de vent.

http://www.voliris.com/fr/tag/dirigeable-en/

https://www.youtube.com/watch?v=wxMeyAu_n2s#t=466

https://www.youtube.com/watch?v=0ZkeEO9tQ1k

On va attendre.

Les dernières nouvelles de septembre 2016.

Cliquer sur l'image pour agrandir

Quatrième exemple : 2013, le dirigeable gros porteur

2018 : l’envol du dirigeable Made in france

http://www.capital.fr/enquetes/documents/2018-l-envol-du-dirigeable-made-in-france-898272

Sur l'image : Charge utile pour une longueur de 100 mètres : 200 Kg... Ah, quand même..!

On croyait ces mastodontes garés pour l’éternité dans des musées. Et voilà qu’à l’horizon surgit Pégase, vaisseau éclaireur de la “nouvelle France industrielle”…

“Demain matin, on vous attend à l’Elysée.” C’est par un coup de fil laconique que, le 11 septembre, Jean-Yves Longère a appris la bonne nouvelle: Arnaud Montebourg avait choisi le pôle de compétitivité Pégase pour prendre en charge l’un des 34 plans pour la "nouvelle France industrielle". Et pas l’un des plus faciles à défendre: celui du dirigeable charges lourdes. Ou comment remettre au goût du jour le zeppelin, qu’on croyait définitivement assoupi dans les musées de l’air.

"En réalité, on a commencé à y réfléchir dès 2008, révèle le directeur général du pôle. Nous étions convaincus que l’aéronautique pouvait, elle aussi, se mettre au développement durable".

Dans son bureau perdu au milieu des pinèdes sur les hauteurs d’Aix-en-Provence, Jean-Yves Longère défend avec fougue le double mérite du dirigeable:

"Son coût écologique est faible et il n’a pas besoin d’infrastructures particulières pour décoller ou atterrir".

Projet à triple détente. Ces atouts ont paru assez pertinents pour justifier le lancement d’une étude de faisabilité en 2009. Cette première étape, que les spécialistes de l’innovation désignent comme la phase d’opportunité, se conclut sur un rapport positif: la filière industrielle dispose des ressources pour concevoir des dirigeables de nouvelle génération et les perspectives commerciales pour les exploiter sont réelles.

"Mais, poursuit Longère, nous avons très vite identifié trois types d’applications qui nécessitaient trois développements technologiques distincts: Le stratosphérique, qui peut se substituer aux satellites de télécommunication; le drone, pour des missions de surveillance; le dirigeable charges lourdes, utile pour du convoi exceptionnel".

Et ce docteur en microélectronique, qui a passé quinze ans dans les bureaux d’études d’Eurocopter, de rappeler les aménagements titanesques qu’il a fallu consentir pour transporter les éléments de l’Airbus A380 vers son site d’assemblage à Toulouse.

Demain, on pourrait les amener en dirigeable. Idem pour les éoliennes, actuellement transportées en six éléments qu’il faut monter sur place, et qu’on pourrait du coup concevoir d’un seul tenant. Ou encore des plateformes maritimes, des réacteurs nucléaires, des maisons préfabriquées ou des hôpitaux de campagne, acheminés sur des lieux difficiles d’accès.

PME mobilisées. Officialisé par Montebourg, le projet dirigeables lourdes charges a désormais un horizon précis: un premier prototype, même à échelle réduite, mais opérationnel en 2018.

C’est peu, mais il faut prendre de vitesse le concurrent Boeing et son concept SkyHook, et faire mieux que Zeppelin, le constructeur allemand, qui exploite déjà des dirigeables semi-rigides avec une enveloppe à hélium. La phase qui s’ouvre est donc cruciale. "Il s’agit d’identifier les grandes fonctions technologiques et les acteurs capables d’apporter les solutions, tout en anticipant les évolutions des prochaines années, résume Claude Korber, expert en innovation chez Vinci Consulting.

Songez que les tablettes aujourd’hui sur le marché ont été imaginées par les industriels il y a déjà une dizaine d’années".

Dans le cas du dirigeable, deux verrous technologiques majeurs ont été identifiés: le ballastage – il faut compresser des dizaines de tonnes d’hélium – et l’enveloppe textile – qui doit être étanche à l’hélium, mais aussi transparente pour concentrer l’énergie solaire. "Les solutions qui réunissent l’ensemble de ces éléments n’existent pas encore, détaille Françoise Heilmann, ingénieure aérospatiale, mais le grand atout de ce projet, c’est qu’il va réunir de multiples PME, toujours plus créatives que les énormes conglomérats".

Car c’est aussi le choix du ministre d’impliquer les PME plutôt que de faire piloter le projet par EADS, déjà chargé de l’avion électrique.

Une bonne nouvelle pour la région Paca, où le pôle Pégase est implanté, et pour le développement de la filière aéronautique. Certes, l’investissement est élevé: un premier budget l’évalue à 200 millions d’euros. Mais les aides publiques vont en assurer une partie. Et Jean-Yves Longère voit dans la répartition des risques entre de multiples acteurs industriels "un bon argument pour attirer des partenaires, alors que les gros acteurs ont d’autres priorités de développement que le dirigeable".

Le vrai problème est celui des retombées commerciales, incertaines et très éloignées dans le temps. Réponse du pôle: aider les PME à valoriser leurs innovations sans attendre les premiers vols. Ainsi, les textiles composites trouvent déjà des débouchés innovants dans le bâtiment, la recherche médicale, le sport…

Cet article se passe de commentaires, là encore on va attendre, mais hélas en 2015 le ministère "productif" n'existe plus...

En 1935 on n'allait pas tarder, c'était sûr, à construire des hélicostats, en 2013 on ne va pas tarder, c'est sûr, à construire des dirigeables.

Le délire continue, rien n'a changé, les responsables hexagonaux sont toujours à la masse, c'est pour cela qu'ils font des étincelles.

 

Donc,

... nous sommes hanté par des cornichons qui veulent enrichir le pays ...

On peut voir "hybrides" et faire la connaissance d'autres cucurbitacés qui veulent sortir du bocal.

Ils sont nombreux à vouloir prendre ce risque surtout quand le vent souffle en rafale.

En ouvrant le capot d'un Shadok, on voit distinctement les 4 cases d'un cerveau primitif, avec les mots qui vont bien.

L'évolution est en route...

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