Aux frontières de la nuit des temps...

Les grandes misères de l'enfance heureuse

Déja souriant au printemps 1945.... Non je ne fume pas la pipe.... Le drôle de bonnet s'appelait "bonnet de chat", très tendance...

Chez les individus ordinaires de sexe masculin, juste après la naissance, aucun signe médical n'attire l'attention (A part le sourire...) mais un peu plus tard, alors que les sujets savent à peine marcher, on remarque souvent chez eux le syndrome du train.

Cette pulsion psychosomatique pousse le jeune garçon à traîner divers objets et en particulier des trains, à l'aide de ficelles.

 

A gauche, été 1945, un nounours mais pas de train... Le vêtement viril que je portais était connu sous le nom de "barboteuse"... On n'a jamais fait pire, mais c'était presque encore la guerre....  

A droite, 12 mars 1946, j'ai un an, dix mois, un jour et trois heures d'après la position du soleil. A l'arrière plan la petite fille qui fait des grimaces s'appelle "Kiki", c'était ma première fiancée.... derrière elle, une porte...

Derrière cette porte, quelques années plus tard, "j'élaborais" mon premier atelier.

Inexplicablement, cette porte existait toujours et dans le même état en 1998, la maison aussi, abandonnée semble t-il. On reconnait parfaitement bien les lieux plus de 50 ans après...

 

J'aurais pu y faire ceci...

Mais cela n'est pas mon premier modèle.... C'est Alexia ma fille qui l'avais fait pour faire plaisir à son papa  quand elle était à l'école maternelle.... touchant non?

En fait, c'est un très réduit modèle d'avion, profil autostable et hélice propulsive...

Merci ma chérie

A gauche en entrant par cette porte, il y avait une sorte de table avec sans doute quelques outils. Je partageais ce local avec des... poules. Avec moi elles n'étaient pas malheureuses, c'est ma grand-mère qui était méchante quand elle prenait leurs oeufs et surtout quand elle les égorgeait avant de les plumer à l'eau chaude pour les passer à la casserole.

Depuis je garde une tendresse particulière pour ces animaux qui m'ont sauvé la vie... et permis de grandir.

Au centre, une poule innocente qui n'a pas remarqué mon sourire carnassier...

A gauche, été 1946. Mélanie ma grand-mère paternelle à coté de Paulette l'épouse de mon oncle qui prend la photo. Ensuite, mon père, ma mère, et Jérome mon grand-père paternel. A droite, c'est en 1947 avec mon père devant la fameuse porte.

Cinq Vassel autour de la petite chienne que je tiens par la papatte. Sur la gauche oncle Raymond, devant moi cousin Jean-Pierre.

Mon grand-père paternel était terriblement bourru mais très habile de ses mains, j'ai dû hériter de quelques uns de ses gènes et finalement je ne suis pas trop bou... trop... maladroit... Merci Jérome.

Jérome et Mélanie habitaient là... L'atelier de Jérome était en sous-sol à droite de l'escalier. Il avait de bons outils dont une perçeuse à manivelle et un tour à pédale, tout était manuel pas d'instruments électriques. A droite de ma mère, la soeur de Mélanie, "Tatan", une sainte femme dont le coeur comme tant d'autres, avait été brisé par la Grande Guerre.

La "der des der" qu'ils disaient...

A gauche, en 1917, Louis, mon grand-père maternel avec sa soeur et son frère Henri habillé en artilleur. La joie règne.

A droite, Louis en voiture militaire (américaine !) en 1918.  

Finalement, après 1945 et une deuxième "der des der", l'espoir était revenu pour "toujours", on le retouve sur le visage de mes parents.

Retour aux ateliers

Dans la plupart des cas, après avoir renoncé à la ficelle, le symptôme du train se poursuit chez l'enfant pendants de longues années en passant généralement par le support des automobiles miniatures, c'est le syndrome du garage dont les jeunes garçons sont friands. Ces effets cessent généralement à l'adolescence pour être remplacés, toujours chez les jeunes garçons, par le syndrome des filles d'une nature médicale très différente et qui n'est pas dans notre propos.

On notera sans surprise que le développement de ces symptômes n'affecte globalement que la population masculine, ni les trains, ni les garages n'intéressent les petites filles. Plus tard les jeunes demoiselles peuvent se passionner pour les conducteurs de trains de voitures ou d'avions, mais cela est une autre histoire qui n'est pas non plus dans notre propos.

Personnellement je me souviens d'un train en bois et de sa ficelle, dans ma tête c'est une image très brève, je n'en sais pas plus. Si par hasard vous avez une photo de vous avec le train et la ficelle, envoyez moi ça, je la mettrai ici et de cette façon vous passerez à la postérité, si ce n'est déja fait.

Ensuite j'ai le souvenir très net d'une flotte de cuirassés que j'avais découpés dans des planches de cagettes de fruits et je me souviens très bien que les canons de ces magnifiques unités c'étaient des épingles…

C'était fait, j'étais devenu modéliste.

Mais entre temps, vers 1955, toujours souriant, j'avais hérité d'un second atelier. Sa fenêtre avec des barreaux, (on ne sait jamais, "il" pourrait s'échapper...) est située derrière mon sourire sur la photo, dans une nouvelle maison. Au centre, Marie-Louise, ma grand-mère maternelle.

J'avais réclamé un vrai établi, avec un étau à pied et des outils. Mon Dieu quelle bonheur quand il fut installé... sauf qu'il avait été fait trop haut pour moi, il fallu me couper les pieds.... de l'établi...

C'est là que ma première tentative de maquette m'a laissée un souvenir cuisant, voici pourquoi :

Ayant fait l'acquisition de la boite de construction d'un petit bateau d'une quinzaine de centimètres de long (c'était au Nain Jaune à Clermont, je dis ça pour les anciens natifs du coin qui doivent se souvenir du magasin) j'expérimentais pour la première fois l'élaboration par couples et bordé, mais trop pressé de voir le résultat de ma coque, je plaçais les baguettes seulement d'un côté !

Devinez le résultat ? Inoubliable… une bonne leçon de modélisme...

Entre temps, mes tentatives d'explications avec des outils tranchants avaient laissé un autre souvenir cuisant sous la forme d'une cicatrice qui persiste encore à la base de l'index gauche, une bonne occasion de rappeler que si possible, l'outil doit toujours avoir une trajectoire dirigée vers l'extérieur….

C'est en 1954 ou 1955 que le film de Disney "Vingt milles lieus sous les mers" apparaissait sur les écrans. Fasciné, j'eu la chance de voir cette merveille cinématographique dans laquelle un sous marin extraordinaire était présenté. Mon émotion a été grande quand presque 50 ans plus tard j'ai pu voir et visiter cette machine "en vrai" dans le parc de Marne la Vallée… Allez-y, c'est bien, je ne voudrais pas bosser là bas, mais c'est très bien.

Il se trouve qu'à l'époque j'avais fais une petite maquette en bois de l'engin du capitaine Némo, le métal d'un tube d'aspirine avait servit à faire ses redoutables éperons et le bouchon du tube (avec ses inscriptions pharmaceutiques!) était utilisé comme écoutille…

Par miracle l'objet existe toujours, il avait été conservé comme "objet d'art" sur le buffet de ma grand-mère.

Joli, non?  Emouvant comme une première maquette…. En chocolat noir on le croquerait...

Dans cette période du flou de l'enfance, un autre "modèle" de bateau construit avec une vraie coque, dans je ne sais quel bois (cagette sans doute), était colmaté par du goudron… Malgré une puissante motorisation assurée par une hélice aérienne propulsive actionnée par un moteur électrique et une pile de 4,5V… l'ensemble n'avançais pratiquement pas, mais il avait donné lieu néanmoins à des commentaires flatteurs de la part de quelques gamins (des "grands"..) qui traînaient au bord de la rivière (la Dore) :

"Il est beau ton bateau mon petit"...

Le début de la gloire…

C'était les premières flatteries que je recevais en tant que modéliste, elles sont encore gravées quelque part… la preuve...

Il est vrai que comme j'étais le seul dans le quartier à faire ce genre de choses, c'était forcément bien….

Je crois avoir mis la main sur le plan du bateau trahi par le surlignage de ses couples, dans un ouvrage pour bricoleurs que je vais me faire le plaisir d'évoquer, le voici dans un échantillonage choisit.

Ma bibliothèque Protohistorique

Dans cette période des années cinquante, les communications avec le reste du monde n'étaient pas très développées et en dehors du catalogue "Manufrance" qui faisait rêver par sa multitude de dessins allant pratiquement du piège à rats au porte-avions en passant par toute la série des autres armes de destruction massive… le choix était limité, très limité, mais là encore j'ai la chance d'avoir conservé une autre bible de l'époque (1957) dans une version originale reliée : Système D !

C'est là que j'ai retrouvé ce bateau d'une gloire naissante... Pas de quoi fouetter un chat, mais c'est un plan....

En 2016, cette péniche est en construction d'après ce plan, on peux suivre l'avancée des travaux dans ce lien:

http://www.laroyale-modelisme.net/t18214-peniche-sylvie-plan-systeme-d-des-annees-50-origine-stab

Vous savez ce que signifie le "D", c'est dém… brouille… bien entendu…

Dans ce livre, dont vous pouvez voir la couverture qui exprime à elle seule toute la richesse imaginative de l'époque avec ses rêves de mécanisation et de développement durable, il y avait une vraie mine d'or, un eldorado inépuisable. C'est là que des individus aux idées particulièrement riches s'exprimaient en toute liberté sur les sujets les plus divers, de l'automobile à la brouette en passant par la radio et là encore sans doute par les pièges à rats… il y avait même du modélisme! L'ouvrage ratissait (les rats tissaient...) large, on était loin des cent quarante millions de revues spécialisées du monde actuel….

Je vous ai compilé quelques flashs à partir du bouquin et puis d'abord une surprise, encore une relique comparable à un morceau de la Sainte Croix: Un moteur électrique fait par moi-même s'il vous plait, d'après des plans de l'ouvrage en question.

Ce moteur, qui existe toujours, fonctionnait très bien pendant quelques secondes avant de devenir brûlant… et je me souviens parfaitement que comme je n'avais pas de fer à souder (celui que j'avais essayé de fabriquer ne chauffait pas assez… lui…) les liaisons électriques avaient posé quelques problèmes…

Rien que par sa couleur, la chose parait sortir de la tombe de Toutankhamon... (XVVIII dynastie, 1346 av JC)

Mais il est beau vous ne trouvez pas?

Bon, faut aimer le style...

Les monts et merveilles de Système D

La jeune fille est jolie... mais le montage est dangereux. Il fonctionnait très bien (Essayé en 1975 !) sur la station locale avec un condensateur 1000pF, 500V sur la phase secteur, l'autre fil sur la terre.

Télécommande deux voies, commande filaire, motorisation à impulsions manuelles...

Ultra-moderne ! Une étonnante réalisation

A partir de presque rien... mais avec beaucoup de travail, comme aux temps néolithiques

Des travaux qui se justifiaient à cette époque et pour lesquels il ne fallait être ni flemmard ni manchot...

J'avais construit cette machine électrostatique avec une casserole (sans le queue...) à la place du moule à gateaux. Les étincelles de plusieurs centimètres piquaient les doigts... Sans danger, c'était amusant pour appréhender les joies futures de le "Fée Electricité"...

Les plans très élaborés de vols libres et circulaires

Et puis, sous le prétexte d'activités artistiques, des "réclames" d'un érotisme torride...

"Au lieu de vous contenter de distractions banales, préparez vous à goûter l'ivresse de l'artiste, créez de votre main portraits, paysages, illustrations, exprimez librement votre sensibilité, devenez un artiste, alors vous trouverez le bonheur et... vous gagnerez mieux votre vie"

En changeant quelques mots et en dehors de la dernière partie de la phrase, cette formule pourrait parfaitement s'appliquer au modélisme....

...qui est aussi une activité artistique et une grande histoire d'amour....

La suite de cette fabuleuse bibliothèque...

Ma première "Encyclopédie" de l'aviation avec de très beaux dessins

Un ouvrage en deux tomes ayant appartenu à mon père, écrit par Arnould Galopin et qui racontait les aventures autour du monde d'un équipage en "Aéro" dans les années 20

          L'Aventure incroyable d'un aéroplane indestructible avec des épisodes terrifiants et des "sauvages" partout....

Jeux et loisirs de la jeunesse

Une autre "Bible"extraordinaire, dont voici quelques images en vrac.

Je l'ai toujours sous la main et la consulte parfois pour certains "trucs"...

Elle comportait de superbes dessins d'outillage et la façon de s'en servir. 

La description complète d'un poste de radio à galène que j'avais construit avec grandes difficultés.

Sa première réception reste un souvenir inoubliable. Comme l'antenne installée ne donnait rien, le sytème fonctionna finalement en utilisant le secteur comme capteur à travers un condensateur fait d'un fil de cuivre enroulé autour du câble de distribution 110 Volts. Une conduite d'eau servait de terre.

Dans ce livre qui expliquait "tout", une grande partie était consacrée au modélisme.

La "soucoupe" plana, construite en bois de cagettes.... Je n'y découvrit aucun intérêt, trop seul et trop inculte pour cela. Par contre le texte qui l'accompagnait valait la peine d'être lu, car il avait le mérite de régler de façon définitive le problème des OVNI dont on parla beaucoup lors de la vague Française de 1954:

"On a beaucoup parlé des soucoupes volante: Existent-elles vraiment? S'agissait-il de phénomènes atmosphériques, d'engins réels? On en a discuté longtemps et avec passion. D'après les révélations du professeur anglais Cecil F. Powell, prix Nobel de physique, ces engins fantasmagoriques n'étaient en réalité que des ballons-sondes gigantesques, lâchés par ses laboratoires. Vus de profil, ces aérostats faisaient l'effet de cigares volants; Ils transportaient jusqu'au-delà de la stratosphère des appareils destinés à déceler et mesurer les rayons cosmiques. Les enregistreurs se trouvaient par la suite parachutés au sol, tandis que l'enveloppe gonflée au gaz continuait sa course vagabonde."

On a toujours pris les gens pour des imbéciles à toutes les époques... Vous n'allez tout de même pas contester un prix Nobel je suppose?

Dans cette image tous est dit.

Espérer réussir dans l'art difficile du modélisme aérien, c'est quand on a compris ces gestes élégants du semeur de vent...

Météor

Bande dessinée mensuelle de science-fiction apparut en 1953. Je l'ai lu avec passion pendant des années jusqu'a ce que ma famille "bien pensante" m'interdise de l'acheter car "ce n'était plus de mon âge"..... C'est vrai qu'il y a un âge pour tout..... Bref.

Privé de "Météor" pendant près d'un demi-siècle je l'avais revu en brocante il y a quelques années mais bêtement laissé passer et le cherchais vaguement depuis quelques temps jusqu'a ce que... bon sang, mais c'est bien sûr, il y a Internet.... on trouve tout sur Internet...

Et c'est avec émotion que j'ai retrouvé "Mon Météor" sur ce site, merci mon ami: http://meteor.proftnj.com/

Toutes ces images me rappellent quelque chose, j'espère beaucoup pouvoir un jour me retrouver en possession de l'une d'elle, même si je dois être déçu, déçu...

Treize juillet 2005, le retour...

Wouahouuu, même pas déçu...

J'ai touvé mon Meteor à Brive chez une bouquiniste, c'est le numéro 10 de mars 1954 (ouf! un demi-siècle, mazette...). Etrange sensation en revoyant les trois exemplaires dont elle disposait, enveloppés soigneusement dans des pochettes transparentes. C'était un petit format d'une trentaine de pages, dessins en noir et blanc, le vrai choc est venu en feuilletant plus tard mon exemplaire à la terrasse d'un café... (chaud le 13...) je reconnaissais certains dessins (au moins un sur dix) après tout ce temps... je retrouvais même certains détails parfaitement insignifiants comme la position d'une main sur une manette...

Je veux bien croire que nos connexions neuronales sont responsables du support de la mémoire, mais j'ai du mal à imaginer que ces dessins qui malgré leurs qualités ne sont tout de même pas fantastiquement fondamentaux dans l'histoire de l'humanité, aient pu laisser de telles traces dans l'espace (infini?) de mon pauvre petit cerveau et puis d'abord pour quoi faire? Pourquoi mobiliser de l'énergie (forcément) pour entretenir la mémoire vivante de ces dessins?

Je n'ai pas d'explications sauf à penser que notre support physique n'est que l'enveloppe apparente d'un autre être beaucoup plus complexe....

En bref, voici quelques dessins.

On y découvre la télévision (inconnue pour moi en 54) et des engins volants... tiens, tiens...

Voici quelques commentaires de l'auteur du site sur le sujet qui m'ont appris à ma grande stupéfaction que l'auteur de la BD n'était point comme il se doit "Américain", mais bel et bien Français comme vous et moi (enfin moi c'est à peut près sûr...), né à Nice en 1926 et qui se nomme Raoul Giordan.

Dessinées par Raoul Giordan, les aventures intersidérales du Dr Spencer et de ses deux compagnons, (Sam) Spade et Texas, c'est-à-dire les Conquérants de l'Espace (titre du n° 1), constituent la plus longue série de science-fiction dessinée jamais parue en français: 135 épisodes publiés, à raison de 32 pages par mois, voire d'une quinzaine, feraient une soixantaine d'albums normaux !

En 1953, le Dr Spencer et ses amis sont les premiers hommes sur la Lune, ils doivent y déjouer les embûches d'un traître à la solde d'une puissance étrangère (comme Tintin presqu'en même temps). Ils se font des amis sur la planète Terra, toujours cachée du regard des Terriens par la Lune. Toujours à bord de leur fidèle fusée Space Girl (de nombreux modèles successifs), ils partiront explorer les galaxies comme Envoyés des Planètes Unies

Les trois aventuriers sont des pédagogues épris de justice et de paix. Ennemis de tout totalitarisme, ils aident les opprimés à abattre leurs tyrans, mais ils se contentent aussi d'observer sans intervenir quand ils se trouvent confrontés à un mode de vie pacifique et équilibré, respectueux de la nature.

Ces aventures reflètent admirablement leur époque, avec ses espoirs progressistes et technologiques, son humanisme optimiste mais parfois désenchanté. C'est une époque marquée par la guerre froide, les débuts de la conquête spatiale (le spoutnik) et les prémisses de la décolonisation. La saga décrit aussi de fortes femmes: amazones et matriarches, rebelles intelligentes et audacieuses. Sur ce plan, Raoul Giordan et Robert Lortac sont très en avance sur leur temps. Ils dénoncent aussi, surtout dans les épisodes tardifs, le conformisme croissant d'une technocratie de plus en plus policée, tatillonne, hygiénique et anesthésiante. Ces conquérants de l'espace explorent d'autres sociétés à la recherche du bonheur, d'un mode de vie équilibré. Ce faisant, ils ont beaucoup à nous dire sur la vieille humanité râleuse, inquiète, insatiable, toujours en quête d'utopies qui ne tournent pas au cauchemar. C'est pourquoi, à l'aube de ce troisième millénaire, leur odyssée nous touche encore.

Raoul Giordan reçoit de nombreuses correspondances de lecteurs admiratifs, ayant fait carrière scientifique, médicale, dans la recherche, dans l'enseignement,... Le docteur Spencer doit y être pour quelque chose! De "jeunes" dessinateurs: Druillet et Gir (Moëbius), lui ont affirmé qu'ils avaient été orientés vers le dessin et la science fiction par la lecture de Météor!

Prenez un sac de gènes, secouez le, rajoutez-y le baptême de la Sainte Eglise, l'instruction dans l'allégresse par l'école de la République, la gloire du combattant de miasmes dans les latrines de l'armée Française et vous obtiendrez un honnête citoyen dont l'avenir est assuré dans le cadre enchanteur de la douceur de son foyer.

Si vous rajoutez une pincée de ces rêves captés par les loisirs de son enfance heureuse au temps où le temps passait si peu, vous obtiendrez peut être un modéliste qui sera comblé de bonheur s'il se débrouille pour échapper de temps en temps à l'amour passionné de son épouse et rester seul avec la poussière de son atelier...

Le mélange des passions est un art difficile.

En voiture pour la suite de l'histoire.

A défaut de vélo...

Dernière mise à jour : 5/09/2012

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