Le fardeau de la technique...

Tachymégaloscope : La machine qui n'a rien à perdre...

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C'est quoi ce délire ? On se moque, on affabule, on essaie de noyer son huit à plat dans les marécages du passage bas pour impressionner le cercle en descente?

Non Madame, non Monsieur, cela c'est du sérieux, cela c'est une Machine à gagner.

Gagner des millions? Non. Gagner, quoi ! Triompher, vaincre, écrabouiller les autres, les massacrer, en faire des confettis......

Ne rêvez pas...

En concours de maquette...

Intéressant quand même non ? J'explique ?

Principe

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Faire en sorte que le copilote connaisse à tout moment la position de la manette des gaz de l'émetteur du pilote de façon à le conseiller, en fonction des phases de vol, sur la position que doit avoir cette manette.

Après étalonnage, cette position totalement ignorée habituellement, sera visualisé par l'aiguille sur la cadran, un coup d'oeil pour vérifier et hop, l'indication sera transmise par voie orale au pilote qui pourra rectifier en conséquence l'état de sa commande : Monte un peu... encore... là c'est bon... etc...

OK ? Understand ?

Schéma de principe

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Graphiquement exécrable, (je l'ai fais exprès), ce schéma est juste. On remarque, commandé par l'émetteur, qui sert aussi à piloter l'avion (!) :

- Un récepteur trouvé dans un piège à souris, qui ne servait plus depuis longtemps, avec le bon quartz quand même...

- Un servo, n'importe lequel, trouvé dans une pantoufle, qui ne servait plus depuis longtemps (le servo...).

- Une batterie, n'importe laquelle, trouvée au fond d'un pot de confiture , qui ne servait plus depuis quand même pas trop longtemps.

- Un indicateur électrique comme par exemple un vieux galvanomètre, trouvé dans un bocal de formol et qui n'aurait jamais servi à personne d'autre.

- Un interrupteur, trouvé dans.... bon ça va...

- Trèèès important, soyons sérieux, une grande aiguille de pendule, disponible sur la pendule de la grand-mère ou bien, si vous ne voulez pas vous faire écharper, en brocante, où l'on trouve aussi des aiguilles neuves (merci René) en pack de deux, vous verrez plus loin comment on peut utiliser la deuxième.

- A défaut, vous pouvez utiliser une aiguille de phonographe, mais je ne conseille pas.

En plus de tout cela, qui pour le moment, je le suppose, ne vous a pas couté trop cher, il faut trouver :

- Un plumier (vous pouvez le faucher à vos gamin sans vergogne et les accuser de ne prendre aucun soin de leurs affaires, avec une paire de claque cela devrait passer).

- Tant que vous naviguez dans la petite délinquance, pensez aussi à escamoter (discrètement cette fois-ci, car elles ne sont pas toujours très commodes), quatre épingles à cheveux dans le tiroir à bricoles de votre femme. Normalement l'endroit est tellement ignoble qu'elle ne verra pas la différence. Ces pinces que vous trafiquerez en conséquence, seront vissées sur la planche et serviront à fixer la feuille de route.

- Du contre-plaqué de bas de gamme et de cinq millimètres d'épaisseur en assez grande quantité et puis quelques chutes de 8 ou 10mm.

Il ne manque rien ? Si, et cela n'est pas une bonne nouvelle, il manque deux choses essentielles, mais il faut crever l'abcès et de toute façon je voulais vous en parler :

Le coffret de rangement

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Décemment, vous ne pouvez pas laisser votre oeuvre d'art à la convoitise de la poussière, il faut absolument faire une boi-boîte.. En plus, en vous acharnant pour la faire pas trop moche, vous pourrez placer votre oeuvre d'art dans une autre oeuvre d'art et même continuer à l'infini genre poupées Russes ou sarcophage de Toutankhamon, vous voyez ?

Attention de ne pas exagérer non plus, au risque de lasser votre entourage et de voir débarquer un jour à l'improviste deux infirmiers trop pleins de bonnes intentions à votre égard...

Pour moi, c'est pas gagné...

Voici mon épouvantail à moineaux... désolé...

Du genre "collage", avec dessins de pataphysique agrémentés de quelques copeaux du quotidien régional du lundi 19 juin 2006 recyclé en philosophie de café du commerce...

Pas de commentaires s'il vous plaît, c'est de l'art tout simplement, mais oui, mais oui....

Dans l'art contemporain tout est respectable, même du crottin de cheval dans une boite de camenbert si c'est celui du vainqueur du prix d'amérique, la preuve c'est que les musées d'art "moderne" sont friands de telles "oeuvres" et qu'ils trouvent toujours des "amateurs" pour venir les renifler...

Si ma boite vous déplait, c'est votre droit le plus absolu, vous pouvez parfaitement emballer votre tachymètre à vous dans un casier à homard, une bourriche d'huitre ou une pochette-surprise, ce sera du dernier chic parisien.

Attendez un peu, je n'ai pas fini, deux mauvaises nouvelles étaient évoquées plus haut, voici la deuxième :

Le cadran du mégaloscope

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Comment vous faites pour le cadran ? Papier, carton, crayon, compas, encre de chine ? Possible, mais c'est pas la classe, j'ai une bien meilleure proposition à vous faire : La table traçante.

Voici l'allure de l'engin (plotter en anglais, voir HP, Panasonic... etc).

La machine se pilote avec un ordinateur (vous devez avoir ça quelque part...) et des logiciels de dessin vectoriels (genre autocad, Vcad, corel draw...). Le mien sort de la poubelle, car plus personne ne veut de ces trucs au format A3, ceux des architectes font plutôt 4m de long, c'est pour cela que ces appareils peuvent se trouver d'occasion (eBay ?) à faible prix.

Et on fait quoi avec ? Tout, c'est déjà pas mal non ?

Je m'explique : Si vous faites encore du modélisme (Il parait que notre race n'est pas encore complètement noyée dans le dépron Chinois... en 2006...) vous avez sans doute besoin de tracer des plans et de faire les dessins de vos pièces ? Avec la table traçante, tout est possible, tout est réalisable et en format A3 deux fois plus grand qu'avec votre imprimante classicus A4.

Mais c'est pas tout, mais c'est pas tout, le top du top de cette machine, c'est qu'elle est capable d'imprimer directement sur le bois ou sur le métal (épaisseur max 3mm pour la mienne, c'est suffisant) et ça c'est fantastiquement intéressant !

On dessine, on scotche la planche ou la feuille de tôle sur la table et hop, le tracé sera direct, en noir profond (feutre fin "permanent").

Et je ne vous raconte pas l'intérêt du "copier-coller" !

Ensuite, il suffira de guider les outils appropriés pour suivre la trace à découper... super hyper pratique.

A mon avis c'est aussi bien qu'une fraiseuse numérique qui ne sait même pas écrire (poufff...) et doit sûrement avoir quelques difficultés pour grignoter la ferraille...

Le cadran "tachymégaloscopique" ci-dessus a donc été fait comme ça, voyez vous même, pas de défauts et un quart d'heure de boulot en comptant l'ouverture de windows.

Franchement, en l'absence de cyanolite et de table traçante, je ne construirais plus rien.

Et j'en mourrais de chagrin.

 

Mais quand on est marteau, que c'est lourd à porter...

N'oubliez pas qu'avec une vieille table traçante il faudra utiliser un vieil ordinateur (Win 95-98-millenium) sinon plus de pilote !

C'est ballot mais c'est comme ça.

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